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comitesanticapitalistes37 est un site qui a pour but de diffuser les C.-R. des réunions des différents comités anticapitalistes mis en place en Indre-et-Loire. 

Comité jeunes

Mardi 20 mai 2008 2 20 /05 /2008 00:00

Compte rendu de la réunion NPA du 20 mai 2008


Ordre du jour : -NPA

-Mouvement lycéen, Jeudi 22 mai

-Débat : moyens d'action


NPA


Mahmoud a rappelé le sens de notre démarche de construction d'un Nouveau Parti Anticapitaliste et l'état d'avancement local : les différents comités géographiques (Tours-centre, Tours-nord, St Pierre des Corps, etc...), la comité santé-social et le comité de liaison. Le parti se construira par en-bas, il s'agira d'un parti des luttes. Félix est revenu sur notre rapport aux élections : celles-ci ont pour fonction de présenter nos idées à un large public, mais nous concevons l'action politique plutôt au niveau des luttes, car seul un mouvement social massif pourra changer véritablement les choses. S'en est suivi un débat sur le rapport entre réforme et révolution, où Gilles demandait s'il était concevable pour nous que des réformes puissent momentanément améliorer le sort des travailleurs. Mahmoud a répondu en disant que selon lui, les élections ne changeront pas la vie des travailleurs. Félix a précisé que même en tant que révolutionnaires, nous pouvons nous battre sur des objectifs plus limités comme la conservation d'acquis sociaux, ou l'obtention de nouveaux, justement dans le cadre des luttes sociales. Une intervention a réagi sur le terme d'"acquis social", demandant s'il s'agissait du symptôme d'une conception étatiste du communisme. Mahmoud a répondu qu'il s'agissait de défendre aujourd'hui les services publics par exemple, mais que ce n'était pas ainsi que nous concevions la société de demain. Gilles a rebondi sur le terme "communisme" : ce terme n'est-il pas un peu confus aujourd'hui ? Félix a prôné la défense de ce terme sans pour autant exiger qu'il apparaisse dans le nom de ce nouveau parti, car il s'agit d'un terme par définition imprécis, mais qui doit rester le nom politique de l'émancipation vis à vis de l'exploitation de l'homme par l'homme.


Mouvement lycéen, Jeudi 22 mai


Compte-rendu de la manif de ce mardi 20 mai : peu de monde (70 personnes), une action pas très réussie dans un bâtiment du conseil général, des mandatés à la coordination nationale lycéenne, une intervention devant le commissariat sur la répression policière du mouvement. Le mouvement s'essoufle manifestement. Difficile de voir comment le relancer.

Débat sur la cause de la répression policière : est-ce le mauvais comportement de certains lycéens qui la conditionne (alcool, etc...) ou la répression est-elle purement et simplement un acte politique pour casser les mouvements ?


Nous avons enfin appelé les jeunes du comité à participer à la manif du 22. Des camarades lycéens ont exprimé la difficulté de faire venir d'autres lycéens à une manif sur les retraites. Une intervention a rappelé le rapport entre l'éducation et le monde du travail : une convergence doit être possible sur la base du fait suivant : la casse de l'éducation entraîne une suppression de qualifications reconnues dans les conventions collectives. Or, si des salariés se retrouvent avec pleins de jeunes qui ont appris un boulot mais n'ont pas de qualification reconnues par les conventions collectives, ils sont largement concurrencés : les patrons ne vont pas hésiter longtemps entre des salariés protégés et des jeunes précaires en nombre sans qualification reconnue. 


Moyens d'action


Le nombre de participants à la réunion s'est largement réduit entre les deux points. Du coup, le débat a été rapide et si j'ai bien compris, remis à plus tard. Cependant, nous avons quand même discuté. Tomas a listé les différents moyens d'action : diffs, violence, manifs, etc., en soulignant leurs faiblesses respectives. Les diffs sont dérisoires face à des médias puissants qui matraquent sans cesse la population ; la violence est à rejeter ; les manifs sont impuissantes. Dans ce cas, que faire ? Mahmoud a rappelé qu'être militant, c'est l'être au quotidien : avec son entourage, dans des associations, des syndicats et pas seulement au sein du parti. Félix est revenu sur la question de la violence révolutionnaire, en rappelant qu'y renoncer a parfois coûté plus de sang que si elle avait été assumée par certains dirigeants révolutionnaires (voir Allende au Chili). Nous sommes tombés d'accord sur le fait que ce débat sur la violence était quelque peu abstrait étant donné la distance qui nous sépare hypothétiquement de la révolution. Rappelons-nous néanmoins que la force des travailleurs, c'est la grève, et que nous sommes des millions à produire des richesses, et le pouvoir tremblera quand nous arrêterons de le faire, tous ensemble ! (Félix)


Voili voilou !


Rappel de dates : -Assemblée générale départementale des comités d’initiative : le 21 juin.

-Prochaine réunion du comité jeunes : 3 juin me semble-t-il

Et une réunion du comité de liaison s'est tenue le 22 mai.


 

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Mardi 6 mai 2008 2 06 /05 /2008 00:00

Compte rendu de la réunion NPA du 6 mai 2008


Ordre du jour : -Fonctionnement

-Qu'est-ce que l'anticapitalisme ?

-Compte rendu du 1er Mai

-Perspectives


Fonctionnement


Plusieurs questions ont été posées, notamment celle du matos, d'une trésorerie, du lien avec les autres comités et du secrétariat. Nous avons décidé qu'il était un peu tôt pour une trésorerie autonome du Comité NPA. En revanche, nous avons décidé des personnes qui participeraient aux comités de liaison (Tomas, Johann et Eloïse), et ceux qui composeraient le secrétariat.


Qu'est-ce que l'anticapitalisme ?


Félix a fait un point sur l'anticapitalisme d'abord en rappelant ce qui caractérise spécifiquement le système capitaliste : la propriété privée des moyens de production et les contradictions qu'entraînent ce type d'appropriation. Il a donc insisté sur l'aspect stratégique de la nécessaire mise en commun des moyens de production, et sur la centralité de cette thématique dans l'élaboration d'un projet révolutionnaire.


Tomas a soulevé la question de l'individu dans le capitalisme : le système actuel introduit la compétition et le gaspillage dans nos modes de vies et d'être. L'essence de l'anticapitalisme serait le refus de ces deux propriétés fondamentales (compétition et gaspillage). En somme, l'anticapitalisme doit agir au niveau des mentalités. 


Johann a rappelé que les régimes soit disant "socialistes" des pays de l'est n'avaient de socialistes que le nom. Mais leur disparition a aussi signifié la fin de ce qui semblait être une alternative au capitalisme. Cette absence d'alternative aurait été à l'origine d'une intensification de la brutalité des attaques qu'a effectué le capitalisme, maintenant devenu global. Nous avons besoin d'une nouvelle alternative, d'un nouvel internationalisme. L'altermondialisme a pu être un début de réponse à ces nécessités. Johann a enfin rappelé la contradiction entre capitalisme et écologie, et la nécessité d'une écologie révolutionnaire.


Mehdi a fait la remarque que le pacifisme (être antiguere) et écologiste était aujourd'hui une question de survie pour la vie humaine. Il a réaffirmé l'importance de l'épithète "révolutionnaire" dans sa propre vision politique : on ne pourra pas renverser le capitalisme petit à petit par réformes, il faudra une intervention politique pour le stopper. Enfin, Mehdi a dénoncé les discriminations comme un moyen de diviser les travailleurs.


Mahmoud a mis en avant l'injustice du système capitaliste dans le fait que seule une poignée d'individus en profitent réellement. Selon lui, la production devrait être destinée à la satisfaction des besoins, ce qui nécessité une appropriation collective des moyens de production. Il est revenu sur l'altermondialisme en distinguant deux tendances : un courant plutôt réformiste, c'est à dire pas vraiment anticapitaliste ; un courant résolument anticapitaliste. 


Eloïse a déploré la mise à l'écart de l'humain vis à vis de l'activité productive : l'homme devient un simple moyen, potentiellement exploité. La solidarité est une revendication centrale pour s'opposer à ce type d'exploitation. 


Romain est intervenu pour dénoncer la spéculation financière.


Un intervenante (quand j'écris "un-e intervenant-e", ça veut dire que je ne me rappelle pas du nom, le prenez pas mal hein...) a exprimé son ras le bol de voir la planète s'auto-détruire et les ressources mal réparties.


Félix est revenu sur l'intervention d'Eloïse pour rappeler la conception marxiste de l'aliénation : dans le capitalisme, l'homme est dépossédé des moyens de production, il est utilisé comme un simple moyen, il est exploité. Il y a donc une division de l'humanité entre exploiteurs et exploités, au contraire de l'unité de l'espèce humaine ("genre humain"). C'est pourquoi l'anticapitalisme est un humanisme, au sens où il signifie le retour à la communauté humaine véritable, où chaque être humain est investi dans un projet qui concerne l'ensemble de ses semblables.


Tomas aimerait que l'on discute plus sur le contenu des nouveaux rapports humains que l'on veut voir apparaître (réléchir en "pour" et non s'attarder en permanence sur le refus). Il a également exprimé son désaccord sur la mise à l'écart de l'humain dans le capitalisme : selon lui, l'homme est au contraire au centre d'une société de l'égoïsme consumériste.


Johann a rappelé que l'anticapitalisme était une appellation essentiellement fédératrice. Nous n'avons pas de société clés en main, mais nous avons des valeurs que nous partageons. 


Un intervenant a dénoncé les biocarburants et les privatisations. Il a proposé d'exploiter les brèches qui montrent l'absurdité et l'inefficacité du système, ce que le Parti Socialiste ne fait pas suffisamment aujourd'hui selon lui. Le "pour" de l'anticapitalisme, c'est le droit de décider et de contrôler. Au fond nous ne sommes pas que des utopistes car nous ne pouvons pas faire autrement que de renverser ce système (notamment par rapport à l'écologie).


Mahmoud a proposé d'abandonner l'illusion d'un grand soir où tout changera d'un coup. D'autre part, il a exprimé son accord avec le fait de dire pour quoi nous sommes, tout en rappelant que nous n'allons pas décider à la place de la population ce que sera la société future qu'elle construira elle-même. Les formes que prendra cette société sont à l'état embryonnaire dans les luttes, c'est aussi pourquoi nous construisons un parti des luttes.


Johann est revenu sur le matraquage idéologique que nous subissons, pour nous faire croire que le capitalisme est le seul horizon possible de l'humanité. L'école est l'un des lieux privilégiés pour cela (on nous parle beaucoup de la terreur jacobine, mais on ne dit quasiment rien sur la Commune). Nous devons donc faire un travail de déconstruction idéologique.


Tomas a rendu compte de la façon dont on a balayé l'idée même de démocratie directe alors que la démocratie athénienne fonctionnait ainsi.


En parallèle à tout ce débat s'est aussi mené un discussion sur la double-liste. Comme ce n'était pas le sujet, je suppose que nous avons ajourné une véritable discussion là-dessus, mais beaucoup d'interventions étaient contre. 


Bilan du 1er mai


La manif était faible mais le cortège npa était correct. La fête de la CGT a dû être difficile pour les "bureaucrates" : compagnie jolie môme, militants SUD, etc...


Bon suite à ça, nous avons parlé des perspectives des mouvements actuels (journées du 15 et du 22, mouvement lycéen). Mais bon, vu que nous sommes à plus de 3 semaines de ces discussions, ça me paraît un peu bizarre de revenir sur ces discussions, à part peut-être pour montrer le décalage entre nos "prévisions" (hypothèses plutôt) et la réalité vécue. Enfin bon, si quelqu'un souhaiterait ces détails, qu'il intervienne ou se taise à jamais...


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