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comitesanticapitalistes37 est un site qui a pour but de diffuser les C.-R. des réunions des différents comités anticapitalistes mis en place en Indre-et-Loire. 
Mardi 6 mai 2008 2 06 /05 /2008 00:00

Compte rendu de la réunion NPA du 6 mai 2008


Ordre du jour : -Fonctionnement

-Qu'est-ce que l'anticapitalisme ?

-Compte rendu du 1er Mai

-Perspectives


Fonctionnement


Plusieurs questions ont été posées, notamment celle du matos, d'une trésorerie, du lien avec les autres comités et du secrétariat. Nous avons décidé qu'il était un peu tôt pour une trésorerie autonome du Comité NPA. En revanche, nous avons décidé des personnes qui participeraient aux comités de liaison (Tomas, Johann et Eloïse), et ceux qui composeraient le secrétariat.


Qu'est-ce que l'anticapitalisme ?


Félix a fait un point sur l'anticapitalisme d'abord en rappelant ce qui caractérise spécifiquement le système capitaliste : la propriété privée des moyens de production et les contradictions qu'entraînent ce type d'appropriation. Il a donc insisté sur l'aspect stratégique de la nécessaire mise en commun des moyens de production, et sur la centralité de cette thématique dans l'élaboration d'un projet révolutionnaire.


Tomas a soulevé la question de l'individu dans le capitalisme : le système actuel introduit la compétition et le gaspillage dans nos modes de vies et d'être. L'essence de l'anticapitalisme serait le refus de ces deux propriétés fondamentales (compétition et gaspillage). En somme, l'anticapitalisme doit agir au niveau des mentalités. 


Johann a rappelé que les régimes soit disant "socialistes" des pays de l'est n'avaient de socialistes que le nom. Mais leur disparition a aussi signifié la fin de ce qui semblait être une alternative au capitalisme. Cette absence d'alternative aurait été à l'origine d'une intensification de la brutalité des attaques qu'a effectué le capitalisme, maintenant devenu global. Nous avons besoin d'une nouvelle alternative, d'un nouvel internationalisme. L'altermondialisme a pu être un début de réponse à ces nécessités. Johann a enfin rappelé la contradiction entre capitalisme et écologie, et la nécessité d'une écologie révolutionnaire.


Mehdi a fait la remarque que le pacifisme (être antiguere) et écologiste était aujourd'hui une question de survie pour la vie humaine. Il a réaffirmé l'importance de l'épithète "révolutionnaire" dans sa propre vision politique : on ne pourra pas renverser le capitalisme petit à petit par réformes, il faudra une intervention politique pour le stopper. Enfin, Mehdi a dénoncé les discriminations comme un moyen de diviser les travailleurs.


Mahmoud a mis en avant l'injustice du système capitaliste dans le fait que seule une poignée d'individus en profitent réellement. Selon lui, la production devrait être destinée à la satisfaction des besoins, ce qui nécessité une appropriation collective des moyens de production. Il est revenu sur l'altermondialisme en distinguant deux tendances : un courant plutôt réformiste, c'est à dire pas vraiment anticapitaliste ; un courant résolument anticapitaliste. 


Eloïse a déploré la mise à l'écart de l'humain vis à vis de l'activité productive : l'homme devient un simple moyen, potentiellement exploité. La solidarité est une revendication centrale pour s'opposer à ce type d'exploitation. 


Romain est intervenu pour dénoncer la spéculation financière.


Un intervenante (quand j'écris "un-e intervenant-e", ça veut dire que je ne me rappelle pas du nom, le prenez pas mal hein...) a exprimé son ras le bol de voir la planète s'auto-détruire et les ressources mal réparties.


Félix est revenu sur l'intervention d'Eloïse pour rappeler la conception marxiste de l'aliénation : dans le capitalisme, l'homme est dépossédé des moyens de production, il est utilisé comme un simple moyen, il est exploité. Il y a donc une division de l'humanité entre exploiteurs et exploités, au contraire de l'unité de l'espèce humaine ("genre humain"). C'est pourquoi l'anticapitalisme est un humanisme, au sens où il signifie le retour à la communauté humaine véritable, où chaque être humain est investi dans un projet qui concerne l'ensemble de ses semblables.


Tomas aimerait que l'on discute plus sur le contenu des nouveaux rapports humains que l'on veut voir apparaître (réléchir en "pour" et non s'attarder en permanence sur le refus). Il a également exprimé son désaccord sur la mise à l'écart de l'humain dans le capitalisme : selon lui, l'homme est au contraire au centre d'une société de l'égoïsme consumériste.


Johann a rappelé que l'anticapitalisme était une appellation essentiellement fédératrice. Nous n'avons pas de société clés en main, mais nous avons des valeurs que nous partageons. 


Un intervenant a dénoncé les biocarburants et les privatisations. Il a proposé d'exploiter les brèches qui montrent l'absurdité et l'inefficacité du système, ce que le Parti Socialiste ne fait pas suffisamment aujourd'hui selon lui. Le "pour" de l'anticapitalisme, c'est le droit de décider et de contrôler. Au fond nous ne sommes pas que des utopistes car nous ne pouvons pas faire autrement que de renverser ce système (notamment par rapport à l'écologie).


Mahmoud a proposé d'abandonner l'illusion d'un grand soir où tout changera d'un coup. D'autre part, il a exprimé son accord avec le fait de dire pour quoi nous sommes, tout en rappelant que nous n'allons pas décider à la place de la population ce que sera la société future qu'elle construira elle-même. Les formes que prendra cette société sont à l'état embryonnaire dans les luttes, c'est aussi pourquoi nous construisons un parti des luttes.


Johann est revenu sur le matraquage idéologique que nous subissons, pour nous faire croire que le capitalisme est le seul horizon possible de l'humanité. L'école est l'un des lieux privilégiés pour cela (on nous parle beaucoup de la terreur jacobine, mais on ne dit quasiment rien sur la Commune). Nous devons donc faire un travail de déconstruction idéologique.


Tomas a rendu compte de la façon dont on a balayé l'idée même de démocratie directe alors que la démocratie athénienne fonctionnait ainsi.


En parallèle à tout ce débat s'est aussi mené un discussion sur la double-liste. Comme ce n'était pas le sujet, je suppose que nous avons ajourné une véritable discussion là-dessus, mais beaucoup d'interventions étaient contre. 


Bilan du 1er mai


La manif était faible mais le cortège npa était correct. La fête de la CGT a dû être difficile pour les "bureaucrates" : compagnie jolie môme, militants SUD, etc...


Bon suite à ça, nous avons parlé des perspectives des mouvements actuels (journées du 15 et du 22, mouvement lycéen). Mais bon, vu que nous sommes à plus de 3 semaines de ces discussions, ça me paraît un peu bizarre de revenir sur ces discussions, à part peut-être pour montrer le décalage entre nos "prévisions" (hypothèses plutôt) et la réalité vécue. Enfin bon, si quelqu'un souhaiterait ces détails, qu'il intervienne ou se taise à jamais...


- Publié dans : Comité jeunes
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