Compte-rendu réunion NPA du 11 juin 2008
11 présents, plusieurs excusés, des nouvelles têtes. Réunion majoritairement féminine (7 femmes, 4 hommes)
Topo sur l’anticapitalisme
Intro : def du capitalisme : notion de valeur d’échange de la force de travail, notion de plus-value et de profit.
Pour ceux qui veulent aller plus loin : http://www.lcr-rouge.org/spip.php?article1427
1e partie : la capitalisme dans notre quotidien : demande de rendement plus important, exemple de la santé avec la mise en place de la tarification à l’activité…
2e partie : le capitalisme dans le monde : lois dictées par l’OMC, exemple des OGM…
Concl. : Pourquoi l’anticapitalisme : refuser la logique du profit, respecter l’humain…
Débat
Importance de ce débat car sigle anticapitaliste.
Actuellement nécessité du capital, c’est souvent les petits qui trinquent. On observe une mise en concurrence des salariés. Il nous faut dire qu’il y a des richesses et des moyens de production. La capitalisme se financiarise par l’achat d’action. La plus-value est maintenant sur les actions et non sur le travail en lui-même. Il y a une casse de toute forme de mutualisation et de solidarité.
Importance de distinguer 2 périodes dans le capitalisme : le capitalisme primitif et le capitalisme moderne. Notion de système économique. Le socialisme : les moyens de production appartiennent à tous.
Les capitalistes défendent leur bien. Mais le capitalisme est en crise.
Socialisation et non nationalisation. Renationalisation des moyens de production mais pas dans le cadre du capitalisme. Beaucoup de gens ne sont pas dans une démarche anticapitaliste, on ne leur propose que de consommer toujours plus.
Exemple du Chili : création de pouvoir dans les usines. Education des gens aux notions économiques, politique… Conseil de film : la bataille du Chili.
Socialisme : idée soit du PS soit de l’ex-URSS.
Importance de connaître les notions économiques. Conseil radio sur internet Aligre FM émission « des sous et des hommes » lien http://dsedh.free.fr/index1024.htm
Constitution des corps d’Etat mis en place par le capitalisme. Le patriarcat mis en place pour la transmission du capital.
Nature humaine : la force c’est aussi le collectif. Ce qui nous rend humain c’est d’être ensemble.
Compte-rendu du Comité de Liaison Départemental du 29 mai
Conférence de presse, article dans la Nouvelle République du 10 juin,
http://s1.e-monsite.com/2008/06/10/3855175716434563-nr-37t-pdf.pdf
Assemblée Générale le 21 juin pour préparer la réunion nationale des 28 et 29 juin à Paris.
Importance d’avoir des textes pour enrichir le débat. Plusieurs contributions sont disponibles sur le blog http://comitesanticapitalistes37.over-blog.org/
Prochaine réunion du comité de liaison le 20 juin.
Pour le 21, salle plutôt sur Tours Nord ou Sainte Radegonde.
Il faudrait 2 personnes pour le comité Tours Centre pour Paris, Fanny se propose. Il serait bien que quelqu’un d’autre se joigne à elle, de préférence non LCR.
Difficulté de construire un nouveau parti, tout le monde n’en est pas au même niveau. Importance de construire au fur et à mesure. Quelles interventions ? Dans les quartiers ?
Tâche de populariser notre travail.
Agenda
17 juin : manif pour la défense des 35 heurs et les retraites à 10 heures place de la Liberté. Proposition de se retrouver à 9h45 en face du Cluzel pour diff de tract.
17 juin 17h : rassemblement devant Clocheville pour le maintien de l’hôpital pédiatrique sur son site et le maintien de ses services.
20 juin : comité de liaison lieu et heure à définir.
21 juin : assemblée générale NPA, lieu et heure à définir
28 et 29 juin : réunion nationale NPA à Paris
Compte-rendu réunion du 30 mai 2008 Nouveau Parti Anticapitaliste
15 personnes dont six membres de la LCR étaient présentes lors de cette réunion au cours de laquelle nous avons abordé trois points :
1) La question du processus de création du NPA :
Est précisée l’idée de la nécessaire distinction entre le NPA et la LCR : l’objectif de ce parti est de regrouper des forces nouvelles, plus larges que la LCR.
Ce processus se constitue à l’échelle nationale à partir de comités se structurant “par le bas”; le bilan ayant été tiré de l’échec d’un processus à partir des appareils de partis lors des présidentielles.
Une dissolution de la LCR est annoncée en décembre-janvier 2009.
Il est prévu les 28-29 juin 2008 que chaque comité envoie des délégués. Le travail par commission de délégués s’organisera de la façon suivante :
- Une commission chargée d’établir une déclaration commune établissant les grandes lignes du NPA.
- Une commission chargée de l’organisation du processus de construction du NPA.
- Plusieurs commissions “Etats des lieux” (concernant la question du nom du NPA, du site Internet, de l’université d’été, de la jeunesse, du féminisme, de l’internationalisme, de l’écologie, de l’intervention dans les entreprises, de l’intervention dans les quartiers, la question de l’adhésion, de la presse...)
2) La question de l’organisation locale :
Plusieurs comités locaux dans l’Indre et Loire :
- Tours nord
- Jeunes
- Tours centre (en fait sud de l’agglomération)
- Social et Santé
- Est Tourangeau
- St Pierre
Une grande AG est prévue le 21 juin 2008 à Tours et se propose trois axes principaux de réflexion :
a) Réflexion autour du but, de la finalité du NPA.
b) Réflexion autour de la structuration du NPA.
c) Réflexion autour d’un des thèmes “Etats des lieux” (cf 1))
Au cours de cette réunion seront “mandatés” des délégués pour participer à la réunion des 28-29 juin 2008 à Paris.
3) phase discussion “ouverte” :
a) Une première intervention évoque la question de la difficulté d’appartenance à un parti politique. Qu’entend t-on par “parti” ? Est-ce nécessairement synonyme de carcan ?...
b) Une autre intervention fait remarquer qu’à St Pierre “un noyau” de militants existe déjà, issus de la liste 100% à gauche; ce qui nous ancre d’emblée dans une réalité politique pragmatique.
c) Une autre intervention évoque la place du Marxisme, du Trotskisme, des héritages de l’histoire du Mouvement Ouvrier au sein du NPA : Faut-il faire table rase du passé en ce domaine de façon à toucher toute la société, pour laquelle ces concepts sont souvent inconnus voire galvaudés ? Plusieurs points de vue sont alors exprimés.
d) Enfin, est évoquée la question de la Décroissance.
Comité Jeunes : Mamhoud, Thomas
Comité Santé Social : Claude
Comité Est Tourangeau : René
Comité Saint Pierre : David, Sylvain
Comité Centre : Sylvie, Fanny, Vincent, Antonin, Alain
Comité Tours Nord : Christine, Marie Claude, Gérald, Tony
Ordre du Jour :
Tour des Comités locaux et situation nationale
Fonctionnement, diffusion des infos
Initiative publique des Comités
Préparation du 21 juin
Tour des Comités
Tours Nord : 2 réunions auxquelles ont participé une cinquantaine de personnes (34 la 1ere, 28 la seconde). Débats sur structuration branches professionnelles ou secteurs géographiques, sur la nécessité d’apparaître en positif en non en contre (problème du nom provisoire : parti anticapitaliste)
Une intervention régulière est prévu sur le marché Coty.
Prochaine réunion le 16 juin.
Jeunes : 3 réunions entre 15 et 20 participants à chaque fois. Présence importante de lycéens. Participation aux réunions nationales jeunes. Débats sur l’anticapitalisme. Objectif de rentrée : une trentaine de participants
Prochaine réunion le 3 juin
Tours Centre : 3 réunions entre 15 et 20 participants à chacune. Avec à l’ordre du jour de chacune un point formation de 10 mns suivi d’un débat (Situation italienne, féminisme ), un point fonctionnement et un point intervention.
Tract du comité distribué sur les manifestations du 15 et du 22 mai. Le tract après discussion sur son contenu a été rédigé par une « commission d’écriture ».
Prochaine réunion le((à compléter)
Santé/ Social : 4 réunions, une vingtaine de participants. Projet d’intervention sur le secteur. Nécessité d’avoir débats et trames sur le fonctionnement du nouveau parti. Besoin de textes de discussion pour la préparation du 21 juin.
Prochaine réunion le (à compléter)
Est Tourangeau : Entre 6 et 8 personnes (présence d’élus de la municipalité de Montlouis) ont participé aux premières réunions. Tract présentation et invitation à réunion en projet pour diffusion sur entreprises et parking centre commercial. Participation à « Convergences-Défense des services Publics ».
En projet, réunion publique en septembre sur Montlouis
Prochaine réunion le 18 juin
St Pierre : Travail dans la continuité de la liste des municipales 100% à gauche avec intervention sur la commune, entre autres au moyen de « la gazette d’information : la commune de Saint Pierre »
Pas vraiment de réunion Nouveau Parti, la 1ere aura lieu le 30 mai.
Situation Nationale
Cette photographie n’est que partielle. Seuls 46 départements ont répondu. Il manque, notamment, des « gros » départements où la construction des collectifs est très avancée (Bouches du Rhone, Région Rhone Alpes, Région Parisienne…)
Sur les 46 départements ayant répondu, 250 comités ont été créés et 100 sont en construction.
La plupart sont des comités géographiques. Il existe des comités de branches, essentiellement dans les secteurs santé/social et cheminots.
Une vingtaine de comités jeunes ont été recensés, mais d’après les camarades du Comité Jeunes de Tours, le chiffre de 50 est plus près de la réalité.
La répartition hommes / femmes est de 65/35 (ce qui n’est pas le cas dans les collectifs du département où la répartition semble s’équilibrer).
Environ 3093 personnes (on notera la précision de l’info….) participent à ces comités dont les 2/3 ne sont pas des militants de la LCR.
Pour d’autres infos plus précises sur l’Etat des lieux provisoires des collectifs :
HYPERLINK "http://www.lcr-rouge.org/spip.php?article1322" http://www.lcr-rouge.org/spip.php?article1322
Fonctionnement, diffusion des infos
Un débat a eu lieu sur les moyens de faire circuler les infos (comptes rendus de réunion ou autres) à l’ensemble des membres des collectifs :
Plusieurs idées et propositions ont été discutées, en vrac :
Mise en place d’un site internet départemental
Diffusion de tous les comptes rendus des collectifs à tous les participants dont nous avons les adresses (mails ou postales)
Mise en place d’un blog ou chacunE peut aller « pêcher » les infos
Diffusion aux membres du Comité départemental, charge à eux de retransmettre ou pas
Diffusion des comptes rendus d’un collectif uniquement aux membres du collectif en question, etc, etc, etc………
Synthèse de cette discussion : dans l’attente d’un atelier (prévu le 21 juin) sur cette question de la communication, nous mettons en place un blog où figureront uniquement les comptes rendus des collectifs ( David et Tony s’en chargent ). Toutes les adresses mails dont les comités ont connaissance remontent très rapidement à Tony ( HYPERLINK "mailto:tony.rossilli@free.fr" tony.rossilli@free.fr) pour informer tous les membres des collectifs de la mise en place de ce blog et inviter au 21 juin.
Initiative publique des Comités
Conférence de presse : Elle doit se tenir rapidement avec la présence de deux personnes par comités, soit une douzaine.
But : présenter les axes du Nouveau parti, l’appel public, résistance politique à Sarkozy,etc…
Date : entre le 2 et 6 juin
Préparation le 29 juin à 20h30 Passage Chabrier à St Pierre
Réunion Publique
Les collectifs ont discuté de l’organisation d’une initiative publique avec la présence possible d’Alain Krivine. Le comité Tours Nord n’était pas favorable à la présence d’un orateur « trop marqué LCR » (voir les motivations dans le compte rendu de la réunion Tours Nord, bientôt disponible sur « le blog de comptes rendus »). Donc la réunion publique prévue en juin n’aura pas lieu.
Propositions pour une initiative publique en septembre/octobre
Film militant (par exemple la grève de Téléperformance à Tours) suivi d’un débat
Venue de membres de comités d’autres régions
Initiative festive, etc….
Tout cela sera à discuter dans les comités.
Préparation du 21 juin
Dans le cadre de la réunion nationale des collectifs des 28 et 29 juin, une réunion départementale des collectifs locaux est prévue le 21 juin. Lieu et horaires seront précisés prochainement.
D’ores et déjà, les collectifs ou/et les membres des collectifs sont invités à produire des contributions, notamment sur les questions de fonctionnement.
Une réunion préparatoire est prévue le 29 mai à 20h 30 à St Pierre.
Une autre le 20 juin pour les dernières questions d’organisation
Pour plus de précisions sur la réunion nationale des 28 et 29 juin, voir les propositions d’organisation faites par la Direction Nationale de la LCR
HYPERLINK "http://www.lcr-rouge.org/spip.php?article1684" http://www.lcr-rouge.org/spip.php?article1684
Marie Claude et Tony
(Collectif Tours Nord)
Compte rendu de la réunion NPA du 20 mai 2008
Ordre du jour : -NPA
-Mouvement lycéen, Jeudi 22 mai
-Débat : moyens d'action
NPA
Mahmoud a rappelé le sens de notre démarche de construction d'un Nouveau Parti Anticapitaliste et l'état d'avancement local : les différents comités géographiques (Tours-centre, Tours-nord, St Pierre des Corps, etc...), la comité santé-social et le comité de liaison. Le parti se construira par en-bas, il s'agira d'un parti des luttes. Félix est revenu sur notre rapport aux élections : celles-ci ont pour fonction de présenter nos idées à un large public, mais nous concevons l'action politique plutôt au niveau des luttes, car seul un mouvement social massif pourra changer véritablement les choses. S'en est suivi un débat sur le rapport entre réforme et révolution, où Gilles demandait s'il était concevable pour nous que des réformes puissent momentanément améliorer le sort des travailleurs. Mahmoud a répondu en disant que selon lui, les élections ne changeront pas la vie des travailleurs. Félix a précisé que même en tant que révolutionnaires, nous pouvons nous battre sur des objectifs plus limités comme la conservation d'acquis sociaux, ou l'obtention de nouveaux, justement dans le cadre des luttes sociales. Une intervention a réagi sur le terme d'"acquis social", demandant s'il s'agissait du symptôme d'une conception étatiste du communisme. Mahmoud a répondu qu'il s'agissait de défendre aujourd'hui les services publics par exemple, mais que ce n'était pas ainsi que nous concevions la société de demain. Gilles a rebondi sur le terme "communisme" : ce terme n'est-il pas un peu confus aujourd'hui ? Félix a prôné la défense de ce terme sans pour autant exiger qu'il apparaisse dans le nom de ce nouveau parti, car il s'agit d'un terme par définition imprécis, mais qui doit rester le nom politique de l'émancipation vis à vis de l'exploitation de l'homme par l'homme.
Mouvement lycéen, Jeudi 22 mai
Compte-rendu de la manif de ce mardi 20 mai : peu de monde (70 personnes), une action pas très réussie dans un bâtiment du conseil général, des mandatés à la coordination nationale lycéenne, une intervention devant le commissariat sur la répression policière du mouvement. Le mouvement s'essoufle manifestement. Difficile de voir comment le relancer.
Débat sur la cause de la répression policière : est-ce le mauvais comportement de certains lycéens qui la conditionne (alcool, etc...) ou la répression est-elle purement et simplement un acte politique pour casser les mouvements ?
Nous avons enfin appelé les jeunes du comité à participer à la manif du 22. Des camarades lycéens ont exprimé la difficulté de faire venir d'autres lycéens à une manif sur les retraites. Une intervention a rappelé le rapport entre l'éducation et le monde du travail : une convergence doit être possible sur la base du fait suivant : la casse de l'éducation entraîne une suppression de qualifications reconnues dans les conventions collectives. Or, si des salariés se retrouvent avec pleins de jeunes qui ont appris un boulot mais n'ont pas de qualification reconnues par les conventions collectives, ils sont largement concurrencés : les patrons ne vont pas hésiter longtemps entre des salariés protégés et des jeunes précaires en nombre sans qualification reconnue.
Moyens d'action
Le nombre de participants à la réunion s'est largement réduit entre les deux points. Du coup, le débat a été rapide et si j'ai bien compris, remis à plus tard. Cependant, nous avons quand même discuté. Tomas a listé les différents moyens d'action : diffs, violence, manifs, etc., en soulignant leurs faiblesses respectives. Les diffs sont dérisoires face à des médias puissants qui matraquent sans cesse la population ; la violence est à rejeter ; les manifs sont impuissantes. Dans ce cas, que faire ? Mahmoud a rappelé qu'être militant, c'est l'être au quotidien : avec son entourage, dans des associations, des syndicats et pas seulement au sein du parti. Félix est revenu sur la question de la violence révolutionnaire, en rappelant qu'y renoncer a parfois coûté plus de sang que si elle avait été assumée par certains dirigeants révolutionnaires (voir Allende au Chili). Nous sommes tombés d'accord sur le fait que ce débat sur la violence était quelque peu abstrait étant donné la distance qui nous sépare hypothétiquement de la révolution. Rappelons-nous néanmoins que la force des travailleurs, c'est la grève, et que nous sommes des millions à produire des richesses, et le pouvoir tremblera quand nous arrêterons de le faire, tous ensemble ! (Félix)
Voili voilou !
Rappel de dates : -Assemblée générale départementale des comités d’initiative : le 21 juin.
-Prochaine réunion du comité jeunes : 3 juin me semble-t-il
Et une réunion du comité de liaison s'est tenue le 22 mai.
Comité d’initiative pour un nouveau parti anticapitaliste
Comité de Tours nord ; compte-rendu n°2 (19/05/08)
28 présents (dont 22 non issus de la LCR) ; 14 femmes, 14 hommes.
Point sur la coordination départementale (Tony) :
Vie des autres comités (4 géographiques + 2 thématiques) :
Santé-sociaux : 13-15 personnes (tous syndiqués, 3 LCR seulement) ; Préparation d’un tract sur les attaques contre la santé.
Jeunes : une quinzaine de personnes. Pour l’instant surtout un comité de discussions et débats.
Est-Tours : une dizaine de personnes (7 non LCR, 3 LCR).
Tours-Centre : une vingtaine, la moitié non LCR. Un tract pour le 15 et un tract pour le 22.
St-Pierre-des-Corps : réunis sur la liste municipale 100 % à gauche, une quinzaine de personnes dont 7 LCR.
Tours-Nord : un millier de visites sur le blog.
Au niveau national :
Il y a des activités dans la plupart des villes (grandes et moyennes).
Il y a des activités de branches : banque, poste, cheminots, précaires,…
Il y a des activités dans les universités : Paris, Bordeaux, Rouen,…
Questions / débat :
Pour lancer le débat : s’organiser, démocratie interne, comment organise-t-on la démocratie ? Concrètement, des décisions sont à prendre, nécessité de se structurer. Par ailleurs, comment faire pour que les gens viennent à nous ? Nécessité de se positionner sur des faits d’actualité, des faits politiques : quelle apparition ?
Pourquoi un comité santé ? Nécessité de se distinguer de l’activité syndicale et politique. Mettre en place une activité par branches n’ouvre pas aux autres.
L’activité par branche : est-ce pertinent ? Risque d’interférence avec les syndicats il faut bien réfléchir, et éviter le corporatisme. Les enjeux de pouvoir dans les organisations syndicales sont une difficulté. Le problème, c’est que l’activité par branche, c’est dans le texte fondateur du NPA.
Ce n’est pas incompatible avec le fait que des travailleurs d’une même branche, d’établissements différents, discutent ensemble. Il faut voir ça comme un outil (lieu d’échanges, d’information, de coordination).
Il y a un héritage historique : celui du mouvement ouvrier, structuré géographiquement et par branche, et qui a permis l’essor du mouvement ouvrier. De plus, il y a l’expérience du PCF, qui a conçu son action avec une courroie de transmission syndicale. Nous sommes partisans d’une structuration essentielle : géographique. Mais quand même avec une activité de branches. Enfin, on fait aussi l’analyse que des organisations politiques ont « trahi ». Or, un des éléments qui a permis l’intégration des partis de gauche dans la société, dans le gouvernement, est la dimension géographique, qui a fait qu’en raison des enjeux électoraux, les partis deviennent des machines à gagner les élections, des partis gestionnaires. Le fonctionnement par branches peut l’éviter.
Il y a nécessité de l’ouverture sur d’autres branches.
Rappel : nous avons un secteur santé-social, pas un secteur hôpital. Ce n’est pas corpo, c’est plus large. Mais la question de l’indépendance syndicale doit être posée. Comment la préserver ?
La prise de décision doit se faire collectivement, et pas seulement dans une branche.
C’est difficile à trancher. Il ne faut pas vouloir trancher trop vite.
Cela ne pose pas seulement le problème avec les syndicats mais avec l’ensemble des associations sur lesquelles on travaille. De toute façon, il faut regrouper par moments ceux qui travaillent sur un sujet. Nécessité de rassembler ces gens pour creuser le problème (ceux qui ont des compétences techniques). Mais il faut aussi intégrer le comportement militant de chacun. Ce n’est pas le parti qui décide des pratiques des militants dans leur entreprise, il doit seulement donner des axes.
Oui à des groupes de travail inter-comités, selon les occasions, mais conjoncturels.
Pas envie de se cloisonner dans une spécialité, une filière. Il peut y avoir des dynamiques intéressantes en regroupant des parcours différents.
Dans la société, le sentiment d’isolement est fort. Le lien transversal est important.
Dans notre vie, il n’y a pas que du professionnel. Le reste nous intéresse aussi.
La société civile a des choses à dire sur les problèmes qu’elle rencontre. Ne pas laisser aux professionnels.
Il y a nécessité de combattre les aliénations. Or, une des aliénations est le travail salarié. Les luttes au travail sont fondamentales aussi. Le changement de société ne se fera pas de manière sociétale. Ne pas oublier la division syndicale : la question des branches n’est pas à minimiser. Constat actuel : 1 ou 2 comité(s) de branche pour 5-6 comités géographiques. Proposition : que le 21 juin un des ateliers soit sur cette question.
Le NPA doit être envisagé comme le relais des organisations syndicales, des luttes, car plus aucun parti ne le fait.
Le parti doit relier les luttes entre elles, alors qu’elles sont aujourd’hui éclatées.
L’idée, c’est d’avoir une courroie de transmission à l’envers, car plus rien ne relaie les luttes.
Le NPA n’est pas un super syndicat ! Attention aux termes « relais », « courroie », qui sont connotés négativement. Dire plutôt qu’il n’y a pas pour l’instant de parti correspondant aux luttes.
Le nom NPA est gênant car on doit être POUR quelque chose.
Il faut faire le lien de tous les « contre » pour les transformer en positif. Il faut du lien Le parti doit être traducteur du lien on est capables de construire d’autres rapports sociaux, d’autres rapports humains. Il faut ramener la dimension humaine au centre du débat.
Le « contre » s’explique par rapport aux attaques subies. Ce qu’on doit défendre, c’est aussi l’auto organisation de ceux qui se battent ; Le découpage entre projet politique et projet syndical (la « double besogne ») a vécu. Pour preuve, les premiers intéressés par le NPA sont des militants syndicaux.
Point sur le premier mai (première apparition du NPA) : plutôt satisfaisant, dynamique. Pas mal de monde. Ce qui frappait, l’unité derrière la banderole.
Le découpage des comités sera peut-être à discuter prochainement. Tours nord / Tours centre : séparation artificielle ? Tours nord / nord Touraine ?
Comment faire venir les gens ? Pour l’instant, on touche surtout des militants. Pour élargir, on touchera forcément des non militants. Pour ça, il faudra s’organiser d’abord.
Dans le NPA, ce qui intéresse, c’est l’opportunité de participer à quelque chose. Si tout était déjà fait, ce serait moins intéressant.
Favorable à ce qu’on freine la structuration. Une fois structurés, on a toujours tendance à déléguer. Il est plus intéressant de débattre, de diffuser des tracts, d’aller sur les marchés.
Il faut quand même un comité d’organisation.
S’interroger : pour un parti de militants ou un parti d’adhérents ? La question est essentielle.
Si nous ne sommes pas structurés il y a quand même des décisions qui seront prises. Où ? Par qui ? Il faut aussi continuer à populariser l’appel. Il faut plus de signataires (pour l’instant, une centaine).
Pour l’instant, on parle de forme. Il faut aussi échanger sur le fond.
La première tâche, c’est de se faire connaître. Beaucoup ne savent pas qu’on se réunit. Il faut apparaître régulièrement. Pour Tours nord, il faudrait être présents sur le marché place Coty. Et pour l’instant, l’appel suffit comme tract.
Le progrès, c’est que plus de personnes se sont exprimées ce soir par rapport à la première fois. Plus d’échange : c’est un point positif.
Calendrier :
Conférence de presse du 29 mai. Il est important d’y apparaître nombreux.
Réunion publique en juin : présence de Krivine ? (marqué LCR : est-ce un problème ?)
Ce serait mieux si on pouvait faire venir plusieurs personnes, marquées différemment.
Le problème, c’est qu’aucune autre organisation n’est partie prenante du processus.
Est-ce que c’est une bonne idée de faire venir quelqu’un connoté politiquement. Ca peut avoir un effet repoussoir.
Ca peut faire venir plus de monde, mais des personnes déjà convaincues.
Il est important d’avoir quelqu’un pouvant nous éclairer sur les expériences NPA en cours.
Si Krivine vient, ça doit aussi être en nous apportant la garantie de la dissolution de la LCR. Et là, ça peut être marquant, car une dissolution, c’est un acte historique d’importance.
La venue de Krivine peut aussi décourager les novices.
Il est nécessaire de fonctionner par étapes. Y a-t-il vraiment un impact négatif si c’est Krivine ?
Krivine n’apporterait pas beaucoup d’ouverture. Ca resterait cloisonné LCR - extrême gauche. On risque de se retrouver muselés, enfermés dans quelque chose qui a déjà été fait.
Il est quand même intéressant qu’il vienne en disant qu’il participe à la dissolution de l’organisation dans laquelle il a œuvré 35 ans.
Ce qui importe, ce ne sont pas les têtes mais le thème qu’on choisira.
Exemple de thématique : la résistance sociale face au rouleau compresseur de Sarko. Il semble qu’un intervenant national qui vienne de la LCR ne fait pas consensus la réunion publique doit reposer sur nous.
On a plus besoin de spécialistes (sociologues, associatifs,…) que de figures politiques.
Il faut aussi veiller à ne pas faire le compte de tous ceux qui ne souhaitent pas participer. Cela diviserait.
Pourquoi plutôt ne pas faire venir des personnes parties prenantes dans d’autres expériences ?
Le problème : avant la réunion nationale des comités, on risque de n’avoir que des militants LCR. Ca se fera donc avec nous (la « base ») comme support.
Assemblée générale départementale des comités d’initiative : le 21 juin.
Iront au comité d’initiative départemental (CID) le 22 mai : Gérald, Christine, Tony, Marie-Claude.
Prochaine réunion du comité Tours nord : le 16 juin. Pour préparer cette réunion : les mêmes que ci-dessus, plus ceux qui veulent.
Pour le tract du 22 mai, on verse 20 euros de notre cagnotte au comité de Tours centre qui le tire.
Diffusion de l’appel départemental : marché Coty, samedi 24 à 10h (Jacques, Jérémie).
Cagnotte de la soirée : 60,60 euros récoltés.
14 personnes différentes se sont exprimées (6 femmes, 8 hommes).
Fin de la séance : 23h30.
Stéphane
Compte rendu de la réunion NPA du 6 mai 2008
Ordre du jour : -Fonctionnement
-Qu'est-ce que l'anticapitalisme ?
-Compte rendu du 1er Mai
-Perspectives
Fonctionnement
Plusieurs questions ont été posées, notamment celle du matos, d'une trésorerie, du lien avec les autres comités et du secrétariat. Nous avons décidé qu'il était un peu tôt pour une trésorerie autonome du Comité NPA. En revanche, nous avons décidé des personnes qui participeraient aux comités de liaison (Tomas, Johann et Eloïse), et ceux qui composeraient le secrétariat.
Qu'est-ce que l'anticapitalisme ?
Félix a fait un point sur l'anticapitalisme d'abord en rappelant ce qui caractérise spécifiquement le système capitaliste : la propriété privée des moyens de production et les contradictions qu'entraînent ce type d'appropriation. Il a donc insisté sur l'aspect stratégique de la nécessaire mise en commun des moyens de production, et sur la centralité de cette thématique dans l'élaboration d'un projet révolutionnaire.
Tomas a soulevé la question de l'individu dans le capitalisme : le système actuel introduit la compétition et le gaspillage dans nos modes de vies et d'être. L'essence de l'anticapitalisme serait le refus de ces deux propriétés fondamentales (compétition et gaspillage). En somme, l'anticapitalisme doit agir au niveau des mentalités.
Johann a rappelé que les régimes soit disant "socialistes" des pays de l'est n'avaient de socialistes que le nom. Mais leur disparition a aussi signifié la fin de ce qui semblait être une alternative au capitalisme. Cette absence d'alternative aurait été à l'origine d'une intensification de la brutalité des attaques qu'a effectué le capitalisme, maintenant devenu global. Nous avons besoin d'une nouvelle alternative, d'un nouvel internationalisme. L'altermondialisme a pu être un début de réponse à ces nécessités. Johann a enfin rappelé la contradiction entre capitalisme et écologie, et la nécessité d'une écologie révolutionnaire.
Mehdi a fait la remarque que le pacifisme (être antiguere) et écologiste était aujourd'hui une question de survie pour la vie humaine. Il a réaffirmé l'importance de l'épithète "révolutionnaire" dans sa propre vision politique : on ne pourra pas renverser le capitalisme petit à petit par réformes, il faudra une intervention politique pour le stopper. Enfin, Mehdi a dénoncé les discriminations comme un moyen de diviser les travailleurs.
Mahmoud a mis en avant l'injustice du système capitaliste dans le fait que seule une poignée d'individus en profitent réellement. Selon lui, la production devrait être destinée à la satisfaction des besoins, ce qui nécessité une appropriation collective des moyens de production. Il est revenu sur l'altermondialisme en distinguant deux tendances : un courant plutôt réformiste, c'est à dire pas vraiment anticapitaliste ; un courant résolument anticapitaliste.
Eloïse a déploré la mise à l'écart de l'humain vis à vis de l'activité productive : l'homme devient un simple moyen, potentiellement exploité. La solidarité est une revendication centrale pour s'opposer à ce type d'exploitation.
Romain est intervenu pour dénoncer la spéculation financière.
Un intervenante (quand j'écris "un-e intervenant-e", ça veut dire que je ne me rappelle pas du nom, le prenez pas mal hein...) a exprimé son ras le bol de voir la planète s'auto-détruire et les ressources mal réparties.
Félix est revenu sur l'intervention d'Eloïse pour rappeler la conception marxiste de l'aliénation : dans le capitalisme, l'homme est dépossédé des moyens de production, il est utilisé comme un simple moyen, il est exploité. Il y a donc une division de l'humanité entre exploiteurs et exploités, au contraire de l'unité de l'espèce humaine ("genre humain"). C'est pourquoi l'anticapitalisme est un humanisme, au sens où il signifie le retour à la communauté humaine véritable, où chaque être humain est investi dans un projet qui concerne l'ensemble de ses semblables.
Tomas aimerait que l'on discute plus sur le contenu des nouveaux rapports humains que l'on veut voir apparaître (réléchir en "pour" et non s'attarder en permanence sur le refus). Il a également exprimé son désaccord sur la mise à l'écart de l'humain dans le capitalisme : selon lui, l'homme est au contraire au centre d'une société de l'égoïsme consumériste.
Johann a rappelé que l'anticapitalisme était une appellation essentiellement fédératrice. Nous n'avons pas de société clés en main, mais nous avons des valeurs que nous partageons.
Un intervenant a dénoncé les biocarburants et les privatisations. Il a proposé d'exploiter les brèches qui montrent l'absurdité et l'inefficacité du système, ce que le Parti Socialiste ne fait pas suffisamment aujourd'hui selon lui. Le "pour" de l'anticapitalisme, c'est le droit de décider et de contrôler. Au fond nous ne sommes pas que des utopistes car nous ne pouvons pas faire autrement que de renverser ce système (notamment par rapport à l'écologie).
Mahmoud a proposé d'abandonner l'illusion d'un grand soir où tout changera d'un coup. D'autre part, il a exprimé son accord avec le fait de dire pour quoi nous sommes, tout en rappelant que nous n'allons pas décider à la place de la population ce que sera la société future qu'elle construira elle-même. Les formes que prendra cette société sont à l'état embryonnaire dans les luttes, c'est aussi pourquoi nous construisons un parti des luttes.
Johann est revenu sur le matraquage idéologique que nous subissons, pour nous faire croire que le capitalisme est le seul horizon possible de l'humanité. L'école est l'un des lieux privilégiés pour cela (on nous parle beaucoup de la terreur jacobine, mais on ne dit quasiment rien sur la Commune). Nous devons donc faire un travail de déconstruction idéologique.
Tomas a rendu compte de la façon dont on a balayé l'idée même de démocratie directe alors que la démocratie athénienne fonctionnait ainsi.
En parallèle à tout ce débat s'est aussi mené un discussion sur la double-liste. Comme ce n'était pas le sujet, je suppose que nous avons ajourné une véritable discussion là-dessus, mais beaucoup d'interventions étaient contre.
Bilan du 1er mai
La manif était faible mais le cortège npa était correct. La fête de la CGT a dû être difficile pour les "bureaucrates" : compagnie jolie môme, militants SUD, etc...
Bon suite à ça, nous avons parlé des perspectives des mouvements actuels (journées du 15 et du 22, mouvement lycéen). Mais bon, vu que nous sommes à plus de 3 semaines de ces discussions, ça me paraît un peu bizarre de revenir sur ces discussions, à part peut-être pour montrer le décalage entre nos "prévisions" (hypothèses plutôt) et la réalité vécue. Enfin bon, si quelqu'un souhaiterait ces détails, qu'il intervienne ou se taise à jamais...
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